6 mars 2007

Report du concert

Communiqué
Diffusion immédiate

Montréal, le 6 mars 2007,

Nous avons le regret de vous annoncer le report à une date qui reste à définir du concert de Lounis Aït-Menguellet prévu initialement le 17 mars 2007 à la salle Olympia de Montréal.
Nous avons reçu un courriel du manager de Lounis Aït-Menguellet, Madeleine Gonzales, avec en pièce jointe une copie d’un certificat médical où le médecin prescrit à l’auteur-compositeur-interprète un arrêt de travail d’une durée d’un mois à partir du 3 mars 2007.

Nous nous excusons humblement pour ce report (car il s’agit d’un report) indépendant de notre immense volonté. Gageons que le fidèle public de Lounis Aït-Menguellet comprendra ces aléas.

Les personnes détentrices de billets peuvent se faire rembourser ou les conserver pour le concert dont la date exacte sera établie de concert avec l’artiste et son manager.
Nous souhaitons un rapide rétablissement à Lounis Aït-Menguellet.

Restez en contact en consultant régulièrement le site consacré à l’événement
http://aitmenguellet.blogspot.com/



Le Staff organisateur du concert
Festival Culturel Nord-Africain (FCNA)
festivalcna@yahoo.ca

19 févr. 2007


Les billets sont en vente à l'Olympia de Montréal,
1004, Ste-Catherine Est - Tél: (514) 845-3524
http://www.olympiademontreal.com/

- Ou par le réseau de Ticketpro au (514) 908-9090
http://www.ticketpro.ca

11 févr. 2007

40 ans de chansons - Vers démiurgiques





Jamais sans doute poésie n’aura autant mérité le nom de “poésie d’idées’’ que celle produite par notre aède durant quatre décennies.

C’est cette année que Lounis Aït Menguellet boucle ses quarante années au service de la chanson kabyle. Une longue carrière dont le poids et la création valent leur pesant de gloire, de dévouement et de satisfaction pour le poète comme elles valent leur signification d’un chemin fait ensemble avec son public assidu et ses fans émerveillés.

Le sens des mots kabyles a pris avec Lounis la voie de la sagesse et les raidillons de la réflexion profonde. Jamais sans doute poésie n’aura autant mérité le nom de ‘’poésie d’idées’’ que celle produite par notre aède durant quatre décennies. Non pas que les images et les tropes y cédassent leur place à un tyrannique moralisme, mais, au contraire, la métaphore n’est là que pour soutenir une construction harmonieuse où le verbe et son halo de suggestions et de réflexions évoluent dans un climat symbiotique à toute épreuve. N’est-ce pas lui qui nous apprend qu’il ne suffit pas d’avoir des yeux pour voir; le sens de la vision, soit on l’a soit ou on ne l’a pas.

Depuis la tradition poétique la plus ancienne ancrée dans le territoire de la Kabylie-tradition portée entre autres par des bardes tels que Youcef Ukaci, Si Moh U M’hand ou Cheikh Mohand Oulhocine-, jusqu’à nos jours, aucune catégorie à caractère classificatoire ne peut contenir ou circonscrire la poésie de Lounis Aït Menguellet. Les fougues de la jeunesse versée dans les élans sentimentaux y sont rendues avec une rare expressivité qui exclut à la fois la grivoiserie et l’indolence. Toute la jeunesse des années 70 s’y retrouvait. Mieux, à ce feu rongeant les cœurs, notre poète insufflera des réflexions sur la vie et la mort, sur l’absurde conduisant le monde et sur l’angoisse existentielle. La prouesse qui, avec le recul, paraît comme une formidable révolution culturelle, ce fut l’expression publique de l’amour dans la société kabyle loin de la stérile cagoterie et de l’hypocrite rigorisme. En cela, Lounis aura prolongé et élargi la voie ouverte par les Cherif Kheddam, Taleb Rabah et d’autres.

Par la suite, notre poète se fera, avec d’autres voix, le porte-parole d’une génération qui subira les désenchantements et les déceptions liées à l’indépendance du pays. L’arbitraire et la tyrannie subis par le peuple algérien ont trouvé un profond écho dans les vers de Lounis. Il exprimera cette terrible infortune simultanément avec la dénonciation du déni identitaire qui frappera la Kabylie et l’Algérie entière. La revendication culturelle berbère se trouvera mêlée dans les strophes d’Aït Menguellet avec la dénonciation de la situation sociale et politique du pays. Tout le mérite de notre poète est d’avoir su marier esthétique poétique avec ‘’discours’’ revendicatif. En outre, il a pu génialement combiner tradition et modernité au point de s’inspirer des valeurs littéraires universelles pour enrichir la nouvelle littérature kabyle portée par la chanson.
Il en viendra à une pensée encore plus élaborée avec les grandes interrogations sur la vie, la marche du temps, la guerre, la morale politique et le sentiment de l’absurde.
Le verbe de Lounis Aït Menguellet peut légitimement être considéré comme celui d’un intellectuel d’un nouveau genre : à la sapience traditionnelle kabyle, il a ajouté et greffé l’apport de la culture universelle avec une harmonie qui élève le tout au rang de littérature originale. Et c’est à ce titre que ses pièces poétiques peuvent prétendre dignement à l’enseignement dans nos classes.

Exemple de self-made-man qui ne doit son nom qu’à un travail et un effort continus, Aït Menguellet est l’image de la Kabylie et de l’Algérie qui luttent pour des lendemains meilleurs, qui luttent contre toutes les formes d’entraves y compris celles qu’elles nourrissent dans leurs propres entrailles.


A.N.M - La Dépêche de Kabylie - Édition du Lundi 29 Janvier 2007 N° 1414

Parcours

Lounis Aït Menguellet est né le 17 janvier 1950 à Ighil Bouammas où il vit toujours. Il est père de six enfants. Il a fait ses études en ébénisterie à Alger dans les années 1960. Ses premiers pas dans la chanson, il les fit à l'âge de 17 ans dans l'émission «Ighenayen uzekka» (chanteurs de demain), une émission radiophonique (Chaîne II) animée par l'artiste Chérif Kheddam.
Ce n'est qu'en 1973, après son service militaire qu'il effectua à Blida et à Constantine, qu'il se consacra profondément à la chanson. Lounis dit qu'il est incapable de donner le nombre exact de ses chansons, qui avoisinent les 200 titres. Lounis est son prénom de tous les jours (donné par sa grand-mère avant même sa naissance). A l'état civil, son oncle l'enregistre sous le prénom Abdennebi. En 1985, dans le sillage de la création de la Ligue des droits de l'homme et l'arrestation de ses éléments, il est également arrêté pour une histoire montée de détention d'armes à feu. Il était pourtant connu pour être un collectionneur d'anciennes armes ayant servi durant la guerre de Libération. Il fera quand même six mois de prison. La carrière de Lounis Aït Menguellet peut être scindée en deux parties selon les thèmes traités : la première, sentimentale de ses débuts, où les chansons sont plus courtes et la seconde, politique et philosophique, caractérisée par des chansons plus longues et qui demandent une interprétation et une lecture des textes. De nombreux ouvrages et études ont été consacrés à son œuvre en tamazight, en arabe et en français

Le ciseleur de vers

Une propension à l’ignorance peut être nécessaire à la survie du poète» Jim Morrison (The Doors)

Il est plus enraciné que jamais dans les tréfonds de son pays. Le chanteur et poète Lounis Aït Menguellet est différent des autres artistes, nombreux, qui sont complètement déracinés et dont certains marchandent même leur personnalité et l'image du pays uniquement pour se faire offrir un titre de séjour dans l'Hexagone. Aït Menguellet reste l'inamovible interprète des rêves et le traducteur fidèle des réalités et du vécu de ses auditeurs.

L'ailleurs pour lui, c'est ici ; ce sont sa culture, sa langue, sa personnalité identitaire, et sa terre. Lors d'une tournée en France, raconte-t-il, une journaliste du Monde venue l'interviewer lui demande pourquoi il ne chantait pas en français. «J'ai ma propre langue madame !» , lui répond-il. «Pourquoi êtes-vous en France alors?», questionna-t-elle, encore. Lounis, solidement attaché à son pays et à sa culture, lui répond : «En France, j'ai un important public, et c'est pour lui que je suis là. Autrement , j'aurais visité la tour Eiffel et je serais rentré dans mon pays.» Les répliques étaient telles que la journaliste n'a pas publié l'interview, témoigne-t-il encore.
Après 37 ans de carrière, plus de 200 chansons produites et une notoriété bien établie, Lounis est toujours resté ce campagnard fier, ce montagnard au fort caractère, coulant des jours paisibles dans son village, Ighil Bouamas (Tizi Ouzou). «La vie au village n'est pas aussi ennuyeuse qu'on le pense. Le village où l'on est né présente des attraits que d'autres personnes ne peuvent pas voir. Le fait de me réveiller le matin et de voir la même montagne depuis que je suis né m'apporte toujours quelque chose.» De l'inspiration, de la réflexion, de la méditation, certainement. Et du recul par rapport à une actualité pressante, harcelante. La fin des années 1990 et le début de ce millénaire, il les a vécus dans la douleur. Des articles de presse enflammés contre sa personne, une regrettable diatribe avec le regretté chanteur Matoub Lounès, une invitation à controverse à la campagne du président Bouteflika en septembre 1999 ont meublé ses jours, lui, qui défend sa liberté de «vivre en homme à part entière», de mener sa vie de poète, et de créateur à l'écoute des pulsions de sa société, loin des considérations temporelles et des alliances conjoncturelles. Lounis Aït Menguellet est tellement simple, entier et sans calculs qu'il ne songe jamais qu'il y a des pièges tendus et des plans à déjouer. Il ne laisse pas indifférent tant il impose le respect et que sa parole porte toujours, car il est demeuré invariablement lié à son entourage, à sa société, à son pays. Son incarcération en 1985 pour une sordide histoire de «détention d'armes de guerre» a duré 6 mois. Durant les années 1991 et 1992, dans un élan humanitaire et social, il organise des galas pour collecter des fonds pour la construction de châteaux d'eau à Ibarbachen (Barbacha), dans la région de Béjaïa. Généreuse initiative que nul artiste n'a songé à mettre en œuvre. Mais, au visionnaire, il est reproché paradoxalement son «manque d'engagement».


Pour Lounis Aït Menguellet, les manifestations publiques «sont devenues tendancieuses. Dans le royaume de l'étiquetage et du catalogage», il ne peut s'empêcher d'éviter les colleurs d'étiquettes. Il s'explique : «Je suis sensible aux problèmes des gens et du pays, je suis également sensible aux sensibilités, mais sans que l'on soit catalogué. Car il arrive toujours qu'on vous reproche votre présence dans une manifestation et non pas dans une autre, parce que tout simplement, c'est tendancieux.» Le poète est libre de ses pensées, des dires. Ne s'empêche-t-il pas alors, tout en reconnaissant «les capacités extraordinaires» de son peuple, de débiter des vérités amères sur le même peuple. La chanson Ay aqbayli est une pièce de l'histoire moderne du pays, une critique des féodalités, une dénonciation de l'aliénation culturelle et des rivalités dévastatrices. Beaucoup d'amertumes et de désillusions après un combat inachevé. Chaâlat agh tafat (éclairez-nous), s'était-il écrié, il y a plusieurs années. Le plus grand auteur algérien, Kateb Yacine, dans la préface à l'ouvrage Aït Menguellet chante de Tassadit Yacine, a écrit : «Incontestablement, Aït Menguellet est aujourd'hui notre plus grand poète. Lorsqu'il chante, que ce soit en Algérie ou dans l'émigration, c'est lui qui rassemble le plus large public : des foules frémissantes, des foules qui font peur aux forces de répression, ce qui lui a valu les provocations policières, les brimades, la prison. Il va droit au cœur, il touche, il bouleverse, il fustige les indifférents.»
Observateur averti, il énonce des réalités et dénonce des injustices. Tout en posant des questions sur l'avenir, il se remet en question et interpelle les consciences. Le visionnaire n'a pas été écouté et l'on ramasse aujourd'hui les morceaux d'un édifice écroulé. L'illusoire union tant chantée s'est aujourd'hui effilochée. Dans une Kabylie hyperpolitisée, Lounis , malgré lui, et grâce à sa stature, est un élément nodal. A travers lui seul, une lecture de son œuvre, l'on peut avoir le déroulé de la scène politique dans la région de Kabylie des deux dernières décennies ; les avancées, les stagnations et les régressions. Il récolte, néanmoins, abondamment de reproches. «Il essaie de se mettre toujours au-dessus de la mêlée», dit-on. Il dérange. N'est-ce pas sa raison d'être ? Aujourd'hui, le poète, n'a-t-il pas raison, au moment où «les agitateurs politiques» n'ont pas fait leur mea culpa. Pourtant, l'échec est patent. Il est loin le temps où il faisait sa formation en ébénisterie à Alger, une ville dans laquelle il était quasiment «honni» de s'exprimer en kabyle. Premières amères expériences d'un déni linguistique. C' était dans les années 1960.

Retrait de la scène en 1991
En 1991, après avoir atteint le firmament de la gloire, il songea carrément à se retirer de la scène. Dans un entretien publié en 1991 dans le n°1 de la revue Tinhinan (qui a cessé de paraître depuis), Aït Menguellet justifiait son intention d'arrêter de chanter : «Quand on commence à chanter, c'est parce qu'on a envie de s'exprimer. Par la suite, arrive un moment où cette envie devient un devoir. (…) La chanson s'est avérée une arme terrible, car elle a contribué à changer les choses. Je ne sais pas si je suis arrivé à apporter ma petite contribution mais je sais pertinemment que je l'ai fait en toute sincérité. A un certain tournant de l'histoire, on est quandmême parvenus à un résultat. Les choses ont changé. Je me suis dit que j'avais eu assez de leçons par le passé. Des gens avaient chanté avant moi, avaient été portés aux nues, adulés et puis d'un seul coup, ils ont été oubliés parce qu'ils n'ont pas su s'arrêter au bon moment. Je ne voudrais pas vivre le même cheminement.»
L'ouverture démocratique du début des années 1990 a été indirectement un coup d'assommoir à la chanson contestataire tous azimuts ; des chanteurs sont oubliés et d'autres se sont fait oublier. Mais Lounis Aït Menguellet n'est pas uniquement chanteur ; il est surtout poète. C'est pour cette raison qu'il est toujours là, plus de 10 ans après ces déclarations.

Toujours porteur d’espoir
Aujourd'hui, à 54 ans, autant certains de ses titres sont d'un pessimisme débordant, autant l'artiste est toujours porteur d'espoir. Les cinq ans d'absence de la scène (de 1999 à 2004) ne l'ont pas coupé de son public. Il a eu à le vérifier le mois de juin dernier lors de sa production à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Pour beaucoup de ses fans, c'était un virage difficile à prendre pour reprendre la ligne droite. Celle qu'il a tracée en commun avec son public. Les cinq années de rupture sont longues et pouvaient semer le doute dans les esprits d'un public sevré de spectacles, meurtri par la répression policière puis avachi par des déchirements fratricides. Cinq galas, l'un après l'autre, tous semblables ; qualité de l'auditoire, prestations de l'artiste et sentiment de satisfaction renouvelé et partagé. Belaïd, gérant des éditions musicales Izem, qui a apporté sa touche aux spectacles de Lounis Aït Menguellet, s'exclame : «Ce qui fait énormément plaisir, c'est la présence de jeunes de moins de 20 ans dans la salle. Cela prouve que la chanson à textes est toujours vivante.» Lounis Aït Menguellet, que nous avons suivi dans sa loge, est concentré, mais visiblement heureux. Il n'en demandait pas tant. Nous ne savions pas si l'on pouvait lui poser des questions au risque de le perturber. Celui que l'on présente comme un personnage austère et inaccessible est finalement très modeste et très courtois. La surprise a été agréable. Il livre ses sentiments sur son come-back. «C'est extraordinaire ! La réaction du public m'a aidé et il n'y a pas eu réellement de perte de repères. C'est comme si mon dernier gala remonte à la semaine dernière. Il y a toujours de la constance dans le comportement du public.» Dans sa loge, des bouteilles d'eau sont déposées sur le sol, des thermos à café et des fruits sont posés dans un coin de la pièce. Le repas est toujours léger. Avant de monter sur scène, un chanteur amateur se produisait. Au bout de la troisième chanson, Lounis se lève et se rapproche de la scène. Il demande toujours à ses accompagnateurs qui veillent «à sa récupération et à son repos» l'état de l'ambiance dans la salle. C'est un rituel. Histoire de prendre la température de cette atmosphère joyeuse et festive. Il est crispé ; il a toujours le trac avant d’entrer sur scène, avoue-t-il. Le répertoire qu'il a proposé à ses spectateurs est tout un programme. Expression plutôt de ses perceptions des choses, ses appréhensions, ses espoirs et sa détermination à refléter les aspirations des siens. Sur scène, des décors nouveaux sont plantés ; des banderoles portant des extraits de ses chansons sont accrochées. Ahkim ur nsaa ara ahkim (pouvoir sans contre-pouvoir), Idul sanga anruh, (le chemin est long) Nekni swarach n ldzayer (nous, les enfants d'Algérie). Aït Menguellet a délibérément choisi de chanter ces poèmes, plus longs et plus composés, comme une invite au public à une lecture et au sens. Aigri par la situation sociale et politique du pays, Lounis puise de moins en moins dans son répertoire de chansons sentimentales qui ont caractérisé ses débuts. Chanteur à textes, Lounis Aït Menguellet n'en n'a pas moins introduit une recherche musicale depuis que son fils Djaâffar, musicien, fait partie de son orchestre qui ne dépasse pas quatre membres (deux percussionnistes, un guitariste et son fils qui joue au synthétiseur et à la flûte). Si Lounis écrit des vers et compose des airs, il parle peu. Son public l'admire. Il a besoin d'artistes comme lui, tout comme le ciel a besoin des étoiles. Aït Menguellet l’a si bien chanté.
Par Saïd Gada -La Tribune

Discographie


1967-1975 - Période des 45 Tours. Environ 70 titres dont l'essentiel est repris en 1987 dans les albums "Les années d'or".
1975 - Anida n tedjam mmi (Où est mon enfant)
1976 - Talt ayyam (Trois jours)
1977 - Aattar (Le colporteur)
1978 - Amjahed (Le combattant)
1979 - Ay agu (Brûme)
1981 - A-lmusiw (Mon arme)
1982 - Amacahu (Il était une fois)
1983 - Ammi (Mon fils)
1984 - Aqbaili (Le kabyle)
1986 - Asefru (Le poème)
1987 - " Les années d'or " 48 titres, repris en 6 volumes.
1988 - Acimi (Pourquoi)
1990 - Avrid n ttemzi (Le chemin d'une jeunesse)
1992 - Akw nixdaa Rabbi (Les usurpateurs)
1993 - Awal (Le verbe)
1995 - Iminig g-idd (La sentinelle de nuit)
1997 - Siwliyid thamacahuts (Racontes-moi un conte)
1999 - Inagan (Les témoins)
2001 - Inasen (Racontes-leur)
2005 - Yennad Umghar (Le sage a dit)

Lounis Aït-Menguellet à Montréal le 17 mars 2007 (Reporté)

L'auteur-compositeur-interprète algérien de renom, Lounis Aït-Menguellet sera en concert à l'Olympia de Montréal le 17 mars 2007.
Quarante-années de carrière jalonnent cet immense poète-chanteur dont la voix envoûtante constitue un pan de l'histoire de l'Algérie contemporaine:
(...) Ces années ont été un combat sinueux mené avec difficultés pour la bonne cause, qui a fini par avoir raison sur l’histoire en dépit de certaines vicissitudes du temps. Sans prétention aucune, ce sont des années mises au servie de notre culture algérienne pour qu’elle soit reconnue dans ses différentes facettes. Ces 40 années ont été utiles et pour moi et pour la noble cause portée par mon peuple.
J’ai eu à rencontrer des générations qui se côtoient, via le public qui se déplace dans mes galas, 40 ans durant. Je suis très heureux d’avoir bouclé ces 40 années, où il m’est arrivé de me remettre en question dans certains domaines.
(...).
Nul doute que la salle Olympia de Montréal s'avèrera trop petite pour contenir le public, toutes générations confondues, qui viendra voir, écouter et plonger dans l'univers de l'un de nos plus grands poètes et artistes des 40 dernières années.
Les billets sont en vente à l'Olympia de Montréal, 1004, Ste-Catherine Est
- Tél: (514) 845-3524
- Ou par le réseau de Ticketpro au (514) 908-9090